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Synopsis

Les colonies vite dépeuplées de leur population indigène s’alimentent à la traite des esclaves et, dans un bouillonnement de fer et de sang, produisent des richesses incommensurables.
La société coloniale s’organise pour garantir sa pérennité. Elle tente dans la mesure de ses moyens de tenir les esclaves loin de tout idée de révolte. Pour ce faire, chacune d’elles réagira en fonction de la configuration géographique qui la forme et du pays qui constitue sa métropole.

Le Brésil aux étendues infinies et sauvages applique un savant dosage de rigueur et de tolérance : les esclaves fugitifs sont sévèrement punis, les rites africains modérément tolérés. Les africains tentent de recréer des rites et des traditions identitaires dans les espaces que les colons leur abandonnent. Les portugais, fervent catholiques, pratiquent la plupart des fêtes de leur calendrier religieux et plus particulièrement la fête des rois. N’ont-ils pas été les seuls, dans un souci d’internationalisation du mythe, à intégrer, un quatrième roi mage, en l’occurrence indien dont on peut voir une représentation à la cathédrale de Viseu ?
La fête des rois permet aux esclaves devenus catholiques de laisser respirer leur rite sans paraître suspect.

A l’inverse du candomblé qui se pratique dans le secret, la fête des rois explose dans les rues.
Les instruments de musique et les personnages qui forment les cortèges sont un mélange tolérable pour le clergé en place de cultures européenne et africaine.
Investissant le champ social des colons tout en préservant une bonne part de leurs traditions, les esclaves trouvent leur compte et échappent aux interdictions qui frappent d’autres formes culturelles trop africaines.

Se développant dans les états à forte population africaine comme Bahia et Minas Gérais, la tradition de la fête des rois se transmet à travers les familles qui lui impriment leur particularité tout en préservant une structure commune. Une tradition orale s’installe et se perpétue pour culminer l’année de l’abolition de l’esclavage où la fête devient folie.

La folie des rois ne cessera plus d’animer les villes et villages de l’intérieur du Brésil, garantissant à ses populations son héritage africain à travers les siècles.

Aujourd’hui, présente partout dans le pays, elles existent sous plusieurs variantes dont certaines, plus récentes, servent de support à la culture indienne démontrant par là l’extrême souplesse de la forme festive qui a conduit les Saturnales jusqu’au bord de l’Amazone.

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